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Mois Multi

Si tu te demandes ce qu’est vraiment le Mois Multi et pourquoi cet événement attire autant l’attention à Québec, l’idée est simple : c’est un festival d’arts multidisciplinaires qui mélange spectacles, performances, installations et rencontres, avec une programmation pensée pour surprendre, bousculer et faire dialoguer les publics. Cette 21e édition, condensée du 5 au 9 février 2020, met particulièrement l’accent sur la relève, les enjeux sociaux et le thème de l’effondrement.

L’essentiel a retenir : Le Mois Multi 2020 se tient du 5 au 9 février à Québec et propose une programmation courte, locale et multidisciplinaire.

  • Le thème central est l’effondrement, avec une lecture sociale, politique et environnementale.
  • Le festival met en avant la relève et le dialogue entre jeunes publics et publics habitués.
  • Des spectacles, performances, installations et un colloque sur l’art durable sont au programme.
  • Plusieurs propositions fortes sont signées par des artistes de Québec, Montréal et d’ailleurs.
  • Le volet Jeune Public prend plus de place cette année.
  • Le festival se vit dans différents lieux de la ville, notamment à Méduse et à l’Œil de Poisson.

Un festival d’arts multidisciplinaires pensé pour faire découvrir autre chose

Dans les faits, le Mois Multi n’est pas un festival qu’on “consomme” comme un programme de sorties classique. Si tu es dans une démarche de découverte, c’est précisément ce qui fait sa force : tu y croises de la performance, de l’installation, du théâtre, de la musique, de l’expérimental et des formes hybrides qui ne rentrent pas dans une seule case.

Ce que cela change pour toi, concrètement, c’est que tu n’as pas besoin d’être un spécialiste de l’art contemporain pour y trouver ton compte. Le festival est conçu comme une porte d’entrée vers des expériences artistiques inattendues, avec des œuvres qui se répondent et se complètent. C’est aussi ce qui explique son intérêt auprès d’un public curieux, mais parfois intimidé par l’art multidisciplinaire.

Le thème de l’effondrement : pourquoi il structure toute l’édition

Le thème choisi cette année, l’effondrement, n’est pas là pour faire joli. Il sert de fil conducteur à la programmation et permet d’aborder des sujets très actuels : crise environnementale, tensions politiques, fragilité des modèles sociaux, sentiment d’incertitude généralisé. En pratique, ce thème donne une cohérence à des œuvres très différentes entre elles.

Si tu rencontres ce type de questionnement dans ta propre réalité — comment continuer à créer, à agir ou à espérer dans un monde qui semble vaciller — le festival répond justement par l’art. Il ne promet pas de solution simple, mais il propose des formes qui rendent ces tensions visibles, sensibles et partageables.

Pourquoi le festival mise autant sur la relève

Le commissaire Emile Beauchemin l’explique clairement : l’objectif est de renouveler le public et de créer un vrai dialogue entre générations. Dans la pratique, cela veut dire que le Mois Multi ne se contente pas d’accueillir des artistes déjà reconnus. Il ouvre aussi un espace à des projets plus jeunes, plus fragiles parfois, mais souvent plus libres dans leur manière d’inventer.

Le volet Émergence répond à un besoin très concret : offrir une scène à des artistes de la relève de Québec qui n’avaient pas toujours un lieu de diffusion adapté à leur bouillonnement créatif. Si tu suis les scènes émergentes, c’est un point important, parce qu’un festival qui donne de la place aux nouveaux visages joue un vrai rôle dans l’écosystème culturel local.

Des lieux emblématiques de Québec au service d’une expérience immersive

Le festival investit plusieurs espaces stratégiques de la ville, ce qui participe beaucoup à l’expérience. On n’est pas dans un événement centralisé et fermé : chaque lieu apporte sa propre atmosphère, son propre rapport au public, sa propre manière de faire vivre les œuvres.

Concrètement, cela veut dire que tu peux passer d’une salle de spectacle à une galerie, puis à un espace de diffusion plus expérimental, avec une sensation de parcours plutôt que de simple succession d’activités. C’est aussi ce maillage de lieux qui rend le festival vivant et crédible sur le terrain.

Les œuvres à retenir dans cette édition

Youngnesse : une performance queer sur la protestation et le courage politique

Parmi les propositions marquantes, Youngnesse du collectif hybris retient particulièrement l’attention. Cette performance queer, portée par des artistes montréalais.es, interroge le pouvoir de protestation et le courage politique de la jeunesse. Dans un contexte où beaucoup de jeunes oscillent entre lucidité, colère et espoir, l’œuvre touche juste.

Le mélange de performance physique, musicale et théâtrale crée une intensité très forte. Si tu aimes les œuvres qui ne se contentent pas de raconter quelque chose mais qui te le font ressentir, c’est typiquement une proposition à ne pas manquer les 5 et 6 février à la salle Multi de la Coopérative Méduse.

L.Y.C.R.A : une performance d’endurance qui pousse le corps à la limite

Le Théâtre de l’Impie propose L.Y.C.R.A, une performance continue de douze heures pensée comme une véritable épreuve d’endurance. Les trois comédiennes y traversent une montée en intensité physique, du work-out jusqu’à l’épuisement. Dans la pratique, ce type de performance ne cherche pas seulement à impressionner : il met le corps au centre du sens.

Le fait que l’œuvre soit visible depuis la baie vitrée du local d’Engramme et depuis l’intérieur de la galerie renforce son effet. Le public n’est pas simplement spectateur, il devient témoin d’un processus, d’une résistance, d’une transformation. C’est précisément ce genre de proposition qui montre à quel point le Mois Multi aime les formes exigeantes, mais accessibles par leur force visuelle et émotionnelle.

École d’aviation de Diane Landry : une installation majeure à Québec

Avec École d’aviation, Diane Landry revient à Québec avec une œuvre qui compte dans son parcours. L’installation, présentée à la Grande galerie de l’Œil de Poisson, permet de redécouvrir une artiste visuelle québécoise à la réputation internationale dans un contexte particulièrement pertinent.

Ce que cela implique pour toi, c’est la possibilité de voir une œuvre d’envergure dans un cadre qui favorise l’attention, le temps long et l’observation. Le vernissage du 5 février à 17h marque le lancement d’une présence qui se déploie ensuite du mercredi au dimanche jusqu’au 23 février. Pour une sortie culturelle plus contemplative, c’est un choix solide.

Pakman : un duo ludique et accessible aux plus jeunes

La troupe flamande Post Uit Hessdalen présente Pakman, un duo composé d’un percussionniste et d’un jongleur qui transforment des matériaux du quotidien en matière sonore et rythmique. Le résultat est vif, inventif et plus léger dans l’énergie, sans être simpliste.

Si tu cherches une activité à faire en famille, c’est une des propositions les plus intéressantes du programme. Le spectacle est accessible dès 5 ans, les 7 et 8 février, au 325 rue Lalemant. Dans la majorité des cas, ce genre de format fonctionne très bien pour initier un jeune public à l’art vivant sans le perdre en route.

Essaie pas : une ouverture électro-techno-disco pour lancer le festival

Le festival s’ouvre avec le duo montréalais Essaie pas, formé par Marie Davidson et Pierre Guerineau. Leur soirée électro promet une ambiance techno-disco dans le studio d’Essai de Méduse, le 5 février dès 22h30. Ce choix d’ouverture n’est pas anodin : il donne immédiatement le ton d’un événement qui assume l’énergie, l’expérimentation et le décalage.

Si tu hésites encore sur le type d’expérience que propose le Mois Multi, cette soirée résume bien son esprit : un festival qui ne sépare pas les genres, mais les fait cohabiter pour créer quelque chose de plus vivant.

Le colloque sur l’art durable : une dimension à ne pas négliger

Au-delà des spectacles, installations et performances, le festival propose aussi un colloque sur l’art durable, ouvert à tous. C’est un point important, parce qu’il montre que le Mois Multi ne se limite pas à montrer des œuvres : il crée aussi un espace de réflexion sur les pratiques artistiques, leurs impacts et leur avenir.

En pratique, ce type de rendez-vous intéresse autant les artistes que les curieux. Si tu t’interroges sur la manière dont la création peut rester pertinente, responsable et ancrée dans le réel, ce colloque apporte un éclairage utile et complémentaire à la programmation scénique.

Ce qu’il faut comprendre si tu découvres l’art multidisciplinaire

Emile Beauchemin résume bien l’idée : le Mois Multi est un festival d’expériences surprenantes, à la croisée de plusieurs disciplines. Si tu n’as pas l’habitude de ce type de programmation, le plus important est de ne pas chercher une narration classique ou un sens immédiat à tout prix.

Dans la pratique, l’art multidisciplinaire fonctionne souvent par assemblage, tension, contraste et sensation. Tu peux y trouver de la musique, du geste, de l’image, du texte, du corps, du silence, du rythme. Ce que cela change pour toi, c’est que l’expérience devient plus sensorielle que linéaire. Et c’est souvent là que réside sa richesse.

Les erreurs fréquentes à éviter quand on veut assister au Mois Multi

La première erreur, c’est de croire que le festival s’adresse uniquement aux initiés. En réalité, beaucoup de propositions sont pensées pour être vécues sans bagage théorique, à condition d’accepter d’être surpris.

La deuxième erreur, c’est de vouloir tout comprendre avant d’y aller. Avec ce type d’événement, l’expérience compte autant que l’interprétation. Si tu attends une lecture trop littérale, tu risques de passer à côté de ce qui fait la force des œuvres.

Enfin, il faut éviter de réduire le festival à un seul genre artistique. Le Mois Multi gagne justement à être abordé comme un ensemble : une soirée peut te parler pour son énergie, une installation pour sa poésie, une performance pour sa charge politique. C’est cette diversité qui fait sa valeur.

Pourquoi cette édition est plus locale, et pourquoi c’est important

Cette 21e édition est annoncée comme plus petite qu’à l’habitude, mais aussi plus locale. Dans les faits, cela veut dire davantage de place pour les artistes de Québec, tout en gardant une ouverture à des œuvres nationales et internationales. Ce choix a du sens : il renforce l’ancrage du festival dans son territoire.

Pour toi, cela se traduit par une programmation plus proche, plus lisible et souvent plus connectée à la scène artistique de la ville. Quand un festival soutient réellement sa base locale, il ne se contente pas d’attirer des publics : il nourrit aussi un milieu culturel sur le long terme.

Ce que ce festival apporte vraiment à Québec

Le Mois Multi existe depuis 21 ans, et cette longévité n’est pas un hasard. Un festival comme celui-là joue un rôle essentiel : il fait circuler les idées, soutient l’émergence, met en relation les artistes et le public, et permet à des formes plus risquées d’exister hors des cadres habituels.

Si tu cherches une sortie qui a du sens, pas seulement un spectacle à voir puis à oublier, c’est exactement le type d’événement qui peut t’intéresser. Il laisse souvent une impression durable, parce qu’il ne cherche pas seulement à divertir : il cherche à faire bouger ta perception.

*Cet article est commandité par le Mois Multi, néanmoins toutes les opinions demeurent les miennes.

FAQ

Quand a lieu le Mois Multi 2020 ?

Le Mois Multi 2020 a lieu du 5 au 9 février 2020. Cette édition est condensée sur une semaine courte pour concentrer les spectacles, performances, installations et rencontres. Dans la pratique, cela implique de bien planifier tes sorties si tu veux voir plusieurs propositions.

Quel est le thème de cette édition du Mois Multi ?

Le thème de cette édition est l’effondrement. Il traverse la programmation à travers des questions sociales, environnementales et politiques. Concrètement, cela donne des œuvres qui parlent de crise, de résistance et de transformation.

Où se déroule le Mois Multi à Québec ?

Le Mois Multi se déroule dans divers lieux stratégiques de la ville de Québec. On retrouve notamment la Coopérative Méduse, l’Œil de Poisson et d’autres espaces culturels associés au festival. Ce format multi-lieux permet de vivre un véritable parcours artistique.

Qu’est-ce que le volet Émergence du Mois Multi ?

Le volet Émergence met en avant des projets d’artistes de la relève. Il a été créé pour offrir un espace de diffusion à de jeunes créateurs de Québec. Dans les faits, il permet de découvrir des propositions plus neuves et souvent plus audacieuses.

Le Mois Multi s’adresse-t-il aux enfants ?

Oui, certaines propositions sont pensées pour un jeune public. Le festival met d’ailleurs davantage ce volet de l’avant cette année. Par exemple, Pakman est accessible dès 5 ans, ce qui en fait une option intéressante en famille.

Faut-il connaître l’art multidisciplinaire pour apprécier le festival ?

Non, ce n’est pas nécessaire. Le Mois Multi est justement conçu comme un festival de découvertes, où la surprise et l’expérience comptent beaucoup. Si tu hésites encore, le mieux est d’y aller avec curiosité plutôt qu’avec des attentes trop rigides.

Qu’est-ce que le colloque sur l’art durable ?

Le colloque sur l’art durable est un rendez-vous ouvert à tous qui accompagne la programmation artistique. Il permet de réfléchir aux pratiques culturelles et à leur impact dans le temps. C’est une bonne porte d’entrée si tu veux aller au-delà du simple spectacle.


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