Si tu cherches à découvrir qui est Ana Roy, ce qu’elle crée et pourquoi ses illustrations parlent autant aux gens, tu es au bon endroit. Anabel Jolin-Roy, connue sous le nom d’Ana Roy, construit un univers visuel « feel-good » qui mélange humour, vulnérabilité et petits clins d’œil du quotidien. Dans cet article, tu vas comprendre son parcours, son style, ses inspirations et ce qui rend son travail si attachant.
L’essentiel a retenir : Ana Roy est une illustratrice québécoise qui crée des visuels feel-good, drôles et très humains.
- Elle a transformé sa passion du dessin en métier.
- Ses créations parlent d’anxiété, d’humour et de vie quotidienne.
- Son style repose sur l’authenticité et l’identification.
- Le dessin « Namaste caliss » a marqué sa visibilité en ligne.
- Elle vend via sa boutique en ligne et prend aussi des contrats.
- Son univers mise sur la douceur, le recul et l’autodérision.
M: Ana Roy, qui es-tu?
Je m’appelle Anabel Jolin-Roy, j’ai 24 ans, et je suis diplômée en design graphique à l’UQAM depuis le printemps passé. J’ai toujours aimé dessiner. Au secondaire, j’étais clairement celle qui remplissait son agenda de petits croquis pendant les cours. Ensuite, j’ai étudié en graphisme au cégep de Sainte-Foy sans trop savoir où ça me mènerait, et c’est là que j’ai compris qu’on pouvait vraiment devenir illustratrice.
Concrètement, mon parcours montre quelque chose d’important : tu n’as pas toujours besoin d’avoir un plan parfait dès le départ. Souvent, c’est en avançant, en testant et en exposant ton travail que tu découvres ta voie. Après mon bac, j’ai participé à Puces Pop avec quelques créations. La réponse a été tellement positive que j’ai ouvert ma boutique en ligne le mois suivant. Depuis, je peux vivre de mon travail en cumulant des contrats et mes ventes. Pour moi, c’est vraiment le meilleur des mondes.
M: Tu le dis toi-même, tu veux faire des vêtements, accessoires et illustrations ‘’feel-good’’. Pourquoi?
Je suis une personne à tendance anxieuse, et le dessin est souvent mon moyen d’expression le plus simple. Quand je crée, j’essaie de mettre des mots, des images et un peu d’humour sur ce que beaucoup de gens vivent sans toujours l’avouer. Sur les réseaux sociaux, tout a l’air parfait, mais dans la vraie vie, tout le monde traverse des périodes plus lourdes. Je voulais donc créer quelque chose qui dise : oui, la vie n’est pas toujours simple, mais on peut aussi la regarder avec un peu plus de légèreté.
Ce que cela change pour toi, si tu te reconnais dans ce genre d’univers, c’est que l’illustration ne sert pas seulement à décorer. Elle peut rassurer, faire sourire et créer un sentiment d’appartenance. Et c’est précisément ce que je cherche : quand les gens me disent qu’ils se reconnaissent dans mes dessins, ça me touche énormément. On peut avoir des vies très différentes et vivre quand même les mêmes peurs, les mêmes obstacles ou les mêmes petites victoires. C’est ça qui me parle le plus.
M: Tes inspirations?
J’aime dessiner des petits clins d’œil de la vie, les beaux moments comme les moins beaux, souvent avec une touche d’humour. Les humains m’inspirent beaucoup : les inconnus que je croise dans la rue, mes amis, les gestes qu’on répète sans y penser, les réactions spontanées. Je trouve tout ça fascinant parce que c’est dans le banal qu’il y a souvent le plus de vérité.
Je dessine aussi beaucoup de nourriture. Et honnêtement, ce n’est pas si mystérieux : j’adore manger. Dans la pratique, ce type de sujet fonctionne très bien parce qu’il est universel, immédiat et facile à reconnaître. C’est aussi ce qui rend un dessin accessible : tu n’as pas besoin d’une longue explication pour comprendre l’idée. Tu la ressens tout de suite.
M: Namaste caliss est clairement un de tes dessins qui fait jaser; ça t’es venu d’où cette idée-là?
Quand j’habitais avec mon ancienne coloc, la photographe La Babineau, elle s’était mise au yoga chaud. Très souvent, je l’entendais quitter l’appartement pour son cours et elle ne semblait pas zen du tout, ce qui me faisait beaucoup rire. Un jour, elle m’a lancé : « Bonne journée, là. Namaste, caliss! » et j’ai trouvé le contraste tellement fort que j’en ai fait un projet d’école.
Dans les faits, ce genre d’idée fonctionne parce qu’elle repose sur un décalage très humain : une expression spirituelle associée à une réaction ultra concrète, presque brute. C’est exactement le type de contraste qui attire l’attention sur les réseaux sociaux. Le dessin a finalement été repris et partagé, ce qui m’a aidée à me faire connaître. Comme quoi, une idée née d’une scène du quotidien peut devenir une vraie signature visuelle.
Crédit photo: Laurence Barrette
M: Dans tes illustrations, tu prônes de prendre son temps, je me trompe? Peux-tu m’en dire plus?
Je suis quelqu’un d’assez intense. Souvent, je me lance dans des projets sur un coup de tête et j’aimerais voir les résultats tout de suite. Mais avec le temps, j’ai appris qu’il y a des choses qu’on ne contrôle pas, et que forcer les choses ne les accélère pas toujours. Parfois, ça se place mieux quand on arrête de stresser.
C’est exactement ce que je voulais transmettre avec ce t-shirt : laisser les choses aller, faire confiance à la vie et prendre son temps. Si tu es dans une période où tout te semble pressant, ce message peut vraiment faire du bien. Et je trouve ça assez drôle, parce que je suis la première à oublier ce conseil et à devoir me le rappeler moi-même. C’est souvent comme ça avec les messages qu’on crée : ils parlent aux autres, mais ils nous servent aussi à nous recentrer.
M: Pour toi, c’est quoi le vrai luxe?
Pour moi, le vrai luxe, c’est de pouvoir faire ce que l’on aime sans stresser pour payer son loyer et manger à sa faim. Concrètement, le luxe n’est pas seulement matériel. C’est aussi la sécurité, la stabilité et la possibilité de créer sans être constamment en mode survie.
Bien sûr, voyager est aussi précieux. Mais dans la vraie vie, ce qui change tout, c’est d’avoir assez de liberté mentale pour imaginer, créer, respirer et construire quelque chose de durable. C’est une vision très lucide du travail créatif : faire ce qu’on aime, oui, mais sans perdre l’équilibre de base.
M: Le truc le plus funky que tu as fait?
À la fin de ma technique en graphisme, je suis partie deux mois faire un stage à Bruxelles alors que je n’avais jamais pris l’avion de ma vie. À l’époque, j’avais vraiment l’impression que c’était un défi trop grand pour moi. Pourtant, je suis revenue grandie de cette expérience.
Dans la pratique, ce genre de saut hors de la zone de confort change beaucoup de choses. Tu gagnes en confiance, tu développes ton autonomie et tu réalises que tu es capable de plus que ce que tu croyais. Depuis, j’essaie de sortir de ma zone de confort le plus souvent possible. Ça fait peur, oui, mais ça vaut vraiment la peine.
M: Tes rêves? Ce qui s’en vient pour Ana Roy?
J’ai beaucoup de beaux projets qui arrivent et j’ai envie de tout faire, mais je dois choisir. En ce moment, je travaille sur des contrats d’illustration tout en gérant ma boutique en ligne. Cette combinaison me permet d’avoir de la variété dans mon quotidien, et je me considère chanceuse de pouvoir vivre de ça.
Pour la suite, j’aimerais lancer de nouveaux produits sur ma boutique cet été. Et surtout, je rêve d’écrire et d’illustrer mes propres livres depuis plusieurs années. Je pense même que ce rêve pourrait se réaliser cette année. J’aimerais aussi changer le monde, mais je sais que ça va demander un peu plus de temps. Dans son cas, comme dans celui de beaucoup de créateurs, l’enjeu est de faire grandir ses projets sans se disperser.
Pour plus d’informations
Sa page Facebook, son site et son Instagram.
Crédit photo: La Babineau
Ce qu’il faut retenir si tu découvres Ana Roy
Si tu veux comprendre rapidement pourquoi Ana Roy attire autant l’attention, retiens ceci : son univers repose sur l’émotion, l’autodérision et des scènes de vie très reconnaissables. Elle ne cherche pas à faire des images seulement jolies. Elle crée des visuels qui réconfortent, qui font sourire et qui donnent l’impression d’être compris.
Et c’est sans doute ce qui explique la force de son travail : il parle directement aux gens, sans détour, avec une sensibilité très actuelle.
FAQ
Qui est Ana Roy?
Ana Roy est le nom d’artiste d’Anabel Jolin-Roy, une illustratrice québécoise diplômée en design graphique à l’UQAM. Elle crée des visuels feel-good, souvent teintés d’humour et de vécu quotidien.
Pourquoi Ana Roy crée-t-elle des illustrations feel-good?
Elle crée des illustrations feel-good pour exprimer ce qu’elle ressent et faire du bien aux autres. Son objectif est de montrer qu’on peut parler des moments difficiles avec plus de légèreté.
D’où vient l’idée de Namaste caliss?
L’idée vient d’une réplique lancée par son ancienne coloc qui faisait du yoga chaud. Le contraste entre le ton zen et l’expression très familière a donné naissance au dessin.
Où peut-on acheter les créations d’Ana Roy?
On peut acheter ses créations sur sa boutique en ligne. Elle y propose notamment des vêtements, des accessoires et des illustrations.
Ana Roy vit-elle uniquement de ses illustrations?
Elle vit de ses illustrations en combinant sa boutique en ligne et des contrats. Cette combinaison lui permet d’avoir des revenus variés et de faire évoluer son univers créatif.
