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Je ne te veux plus de mal

Tu as été l’astre d’un jour naissant, la lueur d’un printemps. À ton apparition, mes yeux naïfs étincelaient. Mes pieds inexpérimentés n’attendaient qu’à fouler la forêt mystique que tu m’offrais. Je m’y suis immergée malgré l’angoisse qui paralysait mes membres. Mes premières enjambées furent bercées par la fraicheur, mon cœur s’attendrissait à chaque caresse émanant du Soleil. Tu as été mon premier amour, ma première promesse.

Nos âmes se sont accrochées lors d’une nuit de printemps. Dans mon imaginaire, nous allions fleurir, les tiges nouées par notre amour. L’été, les feuilles de nos pommiers se seraient fièrement déployées,  nourries par notre amour. L’automne, les fruits de nos esprits auraient aromatisé la brise d’une douceur sucrée. Mais avec l’hiver est apparu le brouillard. Et je me suis perdue. Tes bras n’embrassaient plus ma peau. Ta main s’est volatilisée avec ta promesse. Il n’y avait que moi. Moi et mes poumons noyés par la noirceur. J’errais entre les arbres menaçants, aussi minuscule qu’une fourmi. J’étais Alice et je sombrais dans l’inconnu. La chute s’est emparée de mon désarroi. Là-haut, l’homme pour qui j’avais mis mon âme à nue se marrait de la petite innocente que j’étais. J’étais trop jeune pour comprendre l’amour. Je devais avoir le cœur brisé pour connaitre la définition cachée du verbe abreuvant les rêves de tous les hommes.

Je me suis pincée, me tirant de mon ankylose. Si une fourmi avait la capacité de soulever jusqu’à 5000 fois son poids, tes commentaires blessants ne suffiraient pas pour fléchir les genoux. Je me suis enfuie de ton monde, hantée par ton spectre. Mon ciel s’est couvert, mes pétales se sont fanés. Ta froideur s’est accaparée de mon cœur malade. C’est à ce moment que les bras d’un confident m’ont tendu refuge. Je pouvais respirer.

Aujourd’hui, je ne te veux aucun mal.

Aujourd’hui, tu es la pluie qui nourrit ma nouvelle oasis. Aujourd’hui, je suis une plume qui vogue vers la sincérité, l’authenticité et la simplicité. Tu m’as appris à aimer.

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