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La peur de l'engagement et de l'échec

Je remarque de plus en plus, principalement parmi mes amis, que les gens ont peur de s’engager dans certaines choses.

Pas nécessairement en amour, mais vraiment dans de nombreuses sphères de la vie : professionnelle, scolaire, sociale, et, oui, même dans la sphère amoureuse.

J’ai l’impression que ça angoisse les gens de dire « oui, je suis disponible pour faire cela » ou « oui, c’est ce que je veux faire » sur une période de temps à plus ou moins long terme, simplement parce qu’ils ne sont pas en mesure de prévoir au détail près les retombées de cet engagement.

Je parle des autres, mais je ne suis pas mieux.

J’ai, moi aussi, peur de ne pas pouvoir me retirer et faire comme si rien n’était si jamais je réalise, une fois dedans, que ça ne me tente plus.

On a tellement peur de décevoir les autres et de faire de la peine parce qu’on est initié – notamment avec les réseaux sociaux – à « devoir » plaire à tous, de n’importe quelle manière possible, qu’on installe sur notre vie un genre de filtre où l’incertitude prédomine constamment.

On essaie, tant bien que mal, de concilier chaque aspect de notre vie dans l’optique assez irréaliste que nos décisions aient l’impact le plus minimal possible.

Mais c’est tellement irréalisable!

C’est comme si on avait peur de se projeter dans le futur, comme si l’importance du moment présent prenait le dessus sur tout le reste. C’est connu, et notamment vrai pour les membres de la fameuse génération Y nés entre 1980 et 1999 (les fameux millennials ou enfants du millénaire), on est des hédonistes et des présentistes.

Hédonisme : système philosophique qui fait du plaisir le but de la vie.

Présentisme : fait de considérer exclusivement l’instant présent.

Je ne dis pas que c’est mal de rechercher constamment le plaisir et de vivre au jour le jour sans se soucier du futur. Toutefois, je pense qu’il est plus sain de trouver un équilibre entre les deux et d’arrêter d’avoir peur des erreurs.

Mais voici la vérité : des erreurs, tu vas en faire.

So what, t’as commencé un programme au cégep et c’est pas pour toi?

So what, tu t’es trouvé un job et c’est pas du tout comme tu pensais que ça allait être?

So what, ton chum/ta blonde t’attire plus autant qu’avant et tu crois que ce serait mieux de rompre?

T’es peut-être confortable, mais est-ce que c’est amplement suffisant?

Voici le reste de la vérité : des erreurs, tu vas en faire, pis c’est correct.

Je répète : c’est C.O.R.R.E.C.T. Dans le sens de « ok », « chill », « pas grave », etc.

Ta vie ne s’arrêtera pas parce que tu fais une petite erreur, tu peux toujours prendre ta vie en main et la transformer en quelque chose de mieux. Pour ça, il faut tout simplement que tu arrêtes de te limiter et que tu aies un peu de volonté pour concrétiser ce que tu veux faire.

C’est pourtant étrange ; depuis quand redoute-t-on le futur au point de l’ignorer?

Le futur, c’est malheureusement pas le genre d’affaire qu’on peut ignorer sans conséquences.

Mais…

On se fait tellement ancrer dans la tête qu’il faut tout prévoir à la seconde près qu’on devient désorganisé à un point si incroyable qu’une grande majorité de gens n’est même pas capable de dire ce qu’elle prévoit faire le lendemain.

« Voyons, t’es bin amorphe, tout d’un coup. »

C’est-tu ça, « la belle vie »? Pas de plans, pas de stabilité?

Mais non! Sérieusement, si vraiment ce que tu souhaites, c’est d’avoir un futur qui te plaît et qui te rend heureux, n’hésite pas à le bâtir à ta façon.

Prends-la cette chance, cette opportunité, même si t’es pas trop sûr que c’est ça que tu veux.

Si j’ai pas réussi à te convaincre, j’espère que Charlie St-Cloud va le faire :

Source photo de couverture

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