Si tu t’es déjà demandé si tu étais “une mauvaise sorcière” parce que tu ne pratiques pas parfaitement, tu n’es pas seule. Dans les faits, la sorcellerie au quotidien ressemble rarement à une image idéale ou Instagrammable : on oublie, on reporte, on improvise, et on culpabilise parfois pour des détails qui n’ont rien à voir avec la qualité réelle de ta pratique.
Ici, l’idée n’est pas de te vendre une version parfaite de la magie. C’est plutôt de te montrer, concrètement, les situations les plus fréquentes qui donnent l’impression de “mal faire”, alors qu’elles sont souvent normales. Si tu es dans cette situation, tu vas surtout comprendre ce qui relève d’un vrai blocage et ce qui n’est qu’une petite pression inutile.
L’essentiel a retenir : tu n’es pas une mauvaise sorcière parce que tu pratiques de façon irrégulière, que tu oublies certains rituels ou que tu fais simple.
- Un grimoire incomplet ne remet pas ta pratique en cause.
- Rater une fête païenne arrive à beaucoup de gens.
- Acheter des herbes toutes prêtes peut être totalement adapté.
- Oublier de noter ses rêves ne veut pas dire manquer d’intuition.
- Garder du matériel “au cas où” est fréquent, mais il faut éviter l’accumulation inutile.
- Le plus important reste la régularité réaliste, pas la perfection.
Tu sais que tu es une mauvaise sorcière quand :
- Tu as commencé ton grimoire en 2012, tu as un paquet de documentation à y ajouter, mais tu n’as que 4 pages de retranscrites en tout et pour tout.
En pratique, c’est l’un des signes les plus courants d’une pratique vivante : tu collects des infos, tu testes, tu apprends, puis tu n’as pas toujours le temps de tout mettre au propre. Ce n’est pas un échec, c’est souvent juste le reflet d’une vie chargée.
Le grimoire est censé t’aider, pas te transformer en archiviste à temps plein. Si tu es dans ce cas, ce qu’il faut faire, c’est simplifier : au lieu de tout retranscrire, note l’essentiel, la date, l’intention, et ce que tu as observé. Concrètement, un carnet utile vaut mieux qu’un classeur parfait jamais utilisé.
Une erreur fréquente, c’est de croire que le “fait main” doit forcément être long et minutieux pour être valable. Dans la majorité des cas, ce qui compte vraiment, c’est la clarté de ton intention et ta capacité à retrouver l’information quand tu en as besoin.
Je mérite officiellement mon karma de merde.
- Tu fais de ton mieux pour suivre le calendrier païen, mais entre tes deux vies parallèles, tu te rends toujours compte que c’était Mabon la journée après que la fête soit terminée.
Si tu rencontres ce problème, tu n’es pas en train de “rater” ta spiritualité : tu vis juste dans le monde réel. Entre le travail, la famille, les obligations et la fatigue, il est très facile de passer à côté d’une date importante.
Ce que cela change pour toi, c’est qu’il vaut mieux viser une pratique souple qu’un calendrier parfait. Tu peux célébrer le jour même, la veille, le lendemain, ou même faire une version courte. Dans la pratique, un rituel simple et sincère vaut mieux qu’une grande préparation qui t’épuise.
On constate souvent que les personnes très occupées vivent leur calendrier spirituel comme une source de pression. Pour éviter ça, prépare à l’avance quelques gestes faciles : une bougie, une intention, un repas symbolique, une marche dehors. Tu gardes ainsi le lien sans te mettre la barre trop haut.
#sorcièreTDA
- Tu es tentée d’acheter des herbes séchées à l’épicerie en vrac du coin plutôt que de les cueillir et les sécher toi-même.
Concrètement, ce choix n’a rien de “moins authentique” dans la plupart des cas. Si tu habites en ville, si tu n’as pas de jardin, si tu n’as pas le temps ou si tu ne connais pas bien la cueillette, acheter des herbes déjà séchées est souvent la solution la plus réaliste.
Ce qu’il faut éviter, c’est de te comparer à une image idéalisée de la sorcière qui récolte tout elle-même. L’expérience montre que la pratique la plus durable est souvent la plus accessible. Mieux vaut avoir du romarin, de la sauge ou de la lavande prêts à l’emploi que vouloir tout faire pousser et abandonner au bout de deux semaines.
Si tu veux aller plus loin, pense surtout à la qualité et à l’usage : origine, conservation, odeur, fraîcheur. Ce sont des critères concrets, bien plus utiles que le mythe du “tout maison”.
J’habite en ville et j’ai pas de voiture. Y’a pas toutes les fleurs rares au parc Victoria…
- Tu oublies de noter tes rêves.
Dans la réalité, beaucoup de gens oublient leurs rêves dès le réveil, même ceux qui travaillent beaucoup avec l’intuition. Cela ne veut pas dire que tu n’es pas connectée à tes ressentis ; ça veut juste dire que ton cerveau a déjà basculé vers le reste de ta journée.
Si tu veux développer cet aspect, le plus efficace n’est pas de te juger, mais de mettre en place une routine ultra simple : carnet près du lit, note vocale sur ton téléphone, ou même trois mots-clés au réveil. Concrètement, tu augmentes tes chances de retenir les symboles importants sans te forcer à écrire un roman.
Une mauvaise habitude, c’est d’attendre d’avoir “le temps” de tout noter. En pratique, il faut agir dans les trente premières secondes si tu veux garder la matière brute du rêve.
« Eille, j’ai rêvé que ça allait se passer, je te le jure! »
« Haha, ben oui… »
C’est correct, moi aussi, j’arrive à douter de mes impressions de déjà-vu.
- Tu collectionnes/entreposes plein d’objets/de matériel au cas où
Ce point est très fréquent, surtout quand on aime préparer, anticiper et se rassurer. Garder des bougies, des pierres, des herbes, des papiers ou des accessoires “au cas où” peut être utile, mais seulement si cela reste maîtrisé.
Dans ton cas, le vrai sujet n’est pas d’avoir beaucoup de matériel, mais de savoir si ce matériel sert réellement ta pratique. Si tu accumules sans jamais utiliser, tu risques surtout de perdre de l’espace, de l’énergie mentale et de la clarté. Il est donc recommandé de faire régulièrement un tri simple : ce que tu utilises, ce que tu gardes pour un usage précis, et ce qui n’a plus sa place.
Le piège classique, c’est de confondre préparation et surcharge. Avoir une petite réserve utile, c’est pratique. Avoir des étagères pleines d’objets jamais touchés, en revanche, finit souvent par créer l’effet inverse de celui recherché : moins de fluidité, moins de plaisir, plus de culpabilité.
J’ai beau dire à mon amoureux que ça va me servir à ci ou à ça, la plupart du temps, je finis par ne pas l’utiliser pantoute. Je ne sais pas comment le convaincre que je ne suis pas une hoarder.
Au fond, ce que tout cela montre, c’est qu’une “bonne” pratique n’est pas une pratique parfaite. C’est une pratique honnête, souple et adaptée à ta vraie vie. Si tu te reconnais dans plusieurs de ces situations, ce n’est pas forcément un problème : c’est souvent juste le signe que tu fais de ton mieux avec le temps, l’énergie et les moyens que tu as.
Et si tu hésites encore, pose-toi une question simple : est-ce que ce que je fais m’aide réellement, ou est-ce que je me mets de la pression pour ressembler à une version idéale de la sorcière ? Dans la plupart des cas, c’est là que la réponse devient beaucoup plus claire.
Pis toi, qu’est-ce qui te fait sentir comme une mauvaise sorcière?
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FAQ
Tu sais que tu es une mauvaise sorcière quand :
Tu n’es pas une mauvaise sorcière parce que tu ne coches pas toutes les cases. Cette impression vient souvent de la comparaison, pas de la qualité réelle de ta pratique. Dans les faits, une pratique irrégulière ou imparfaite reste une pratique.
Tu as commencé ton grimoire en 2012, tu as un paquet de documentation à y ajouter, mais tu n’as que 4 pages de retranscrites en tout et pour tout.
Ce n’est pas un problème en soi. Un grimoire partiellement rempli peut être très utile s’il contient l’essentiel. L’important, c’est qu’il serve ta pratique, pas qu’il soit parfaitement complété.
Tu fais de ton mieux pour suivre le calendrier païen, mais entre tes deux vies parallèles, tu te rends toujours compte que c’était Mabon la journée après que la fête soit terminée.
Oui, ça arrive très souvent. Les fêtes païennes sont faciles à manquer quand on a un quotidien chargé. Le plus simple est de prévoir des rituels courts et flexibles, que tu peux faire avant ou après la date.
Tu es tentée d’acheter des herbes séchées à l’épicerie en vrac du coin plutôt que de les cueillir et les sécher toi-même.
Oui, et c’est souvent une très bonne option. Acheter des herbes séchées peut être plus pratique, plus accessible et tout à fait cohérent avec une pratique sérieuse. Ce qui compte, c’est leur qualité et l’usage que tu en fais.
Tu oublies de noter tes rêves.
Oublier de noter ses rêves est courant et ne signifie pas que ton intuition est mauvaise. Si tu veux les retenir davantage, garde un carnet ou ton téléphone près du lit. Le plus efficace est d’écrire ou d’enregistrer tout de suite au réveil.
