Je vis sur 2 continents. Pas physiquement, je vous rassure : je n’ai pas laissé un de mes reins dans un récent voyage en Moldavie. Mais ma tête, mon cœur, mon esprit sont toujours divisés. Quand j’ai le corps à un endroit, je rêve d’être de l’autre côté de l’océan. Comment on peut arriver à compiler tout ça pour enfin se sentir au bon endroit?
Je suis enfant d’immigrés. Ben oui. Vous aurez deviné qu’une « Canniccioni », ça vient pas de Saint-Romuald. Mon père est Corse, ma mère est Américaine pis moi je suis née à Thetford Mines qui est, je vous l’assure, nettement moins romantique que les montagnes corses.
Enfant, je parlais avec un p’tit accent français. Mon arrivée à l’école (étroitement liée au besoin de se sentir comme tout le monde) a fait que j’ai fini par le perdre. Aujourd’hui, je suis probablement une des Québécoises qui utilise le plus de sacres dans une même phrase. Je me suis vraiment bien assimilée!
Pour moi, écouter du Vilain Pingouin, manger des ramens pas cuits et apprendre à sacrer allait de pair avec le jambon de Parme qui séchait tranquillement suspendu en bas de l’escalier, mon père qui chantait des vieilles chansons françaises un peu cochonnes et dire pare-brise plutôt que windshield. J’étais super à l’aise avec mon environnement mix and match.
Bon, y’avait toujours quelques p’tits maudits qui, après les vacances d’été, me lançaient dans la face que « eux », ils avaient passé 2 semaines au chalet de mononcle à faire de la tripe. Ben ça me faisait absolument rien parce que 1) Mononcle, j’avais aucune idée c’était qui, pis que 2) des tripes, pour moi, ça se mangeait pis dans ce temps-là, mes goûts culinaires étaient pas aussi audacieux qu’aujourd’hui.
Puis l’adolescence est arrivée. Cette douce étape de la vie où tu es totalement en communion avec toi-même et tout ce qui t’entoure. NOT. Comme beaucoup de gens, je l’ai pas eue facile. Ou je ne me la suis pas donnée facile? Je ne m’en souviens plus trop. Bref. J’ai eu une mini-période où je trouvais ça pénible d’être « hors-norme », mais ça n’a pas duré longtemps. Le pire que j’ai eu à subir, c’est quand même bien juste de m’être fait rebaptiser Cannelloni je sais plus trop combien de fois. Ben oui. Canniccioni, Cannelloni, Macaroni… D’ailleurs, petite note à tous ceux qui se trouvent encore ben innovateurs côté humour avec la blague des pâtes alimentaires : sachez que quiconque a un nom de consonance italienne l’a entendue au moins 648 fois avant. Pitié.
Durant les années 1990, l’adoption internationale est devenue plus courante. Dans ma petite ville, y’a des gens qui attendaient devant chez ceux qui avaient adopté « au cas où ils verraient pas le nouveau p’tit noir ». Grosse attraction! C’était une autre époque… J’ai eu « la chance » de ne jamais être pointée du doigt. Pourquoi? Parce que, physiquement, je ressemblais à tout le monde. Encore aujourd’hui, ça me rend souvent mal à l’aise d’avoir ce privilège que beaucoup d’autres immigrés n’ont pas. Mais ça, c’est une autre histoire…
Je retourne donc à mon adolescence où j’ai commencé à trouver ça drôlement cool d’être différente finalement. J’avais déjà un fort penchant pour les arts et sortir de l’ordinaire s’est avéré être un gros plus dans ma vie. Mélanger les cultures nourrissait mon imagination et me rendait plus curieuse encore : les façons de voir la vie, la bouffe, les coutumes. C’était parfait.
Je dois aussi admettre que j’ai eu le flair de dénicher les meilleurs amis possible. Des personnes qui ont fait plus qu’accepter mes différences : ils les ont aimées et adoptées. J’ai eu cette chance. D’ailleurs, 20 ans plus tard, ils sont toujours dans ma vie.
Jusque-là tout allait bien, quoi.
Quelques années plus tard, mon père est retourné habiter en Corse. Je n’y étais allée qu’une seule fois quand j’étais ado. Un jour, il m’a annoncé qu’il avait le cancer. J’ai fuckin’ figé.
J’étais sur le cul. J’avais peur de l’avion. J’ai demandé des criss de bons sédatifs.
Pour te rendre en France, t’as pas trop le choix de prendre l’avion, mais ensuite, il y a deux façons de traverser jusqu’en Corse : en avion (short and sweet pour environ 100 $) ou par bateau. Le bateau, c’est comme une loterie : tu peux pogner celui qui a une disco-mobile sur le top ou celui qui te donne plutôt l’impression d’être sur un bateau de réfugiés cubains. C’est moins cher, mais très tricky.
Je me suis donc retrouvée en Corse en tant qu’adulte cette fois qui, du haut de sa vingtaine, voyait avec des yeux neufs. Les yeux, mais aussi tous les autres sens beaucoup plus réceptifs qu’avant. La beauté de l’endroit… L’odeur du maquis et de ses herbes uniques, la charcuterie, les chants corses qui se répercutent en fin de soirée dans les petites rues des villages, les magnifiques montagnes au centre, les incroyables plages tout autour… Mais plus que tout, c’est cet incroyable sentiment d’appartenance qui m’a déboussolée. J’étais une vraie Québécoise, mais j’ai compris à quel point on ne peut pas renier nos origines : j’étais AUSSI une Corse.
Quand le bateau a quitté le port, le jour du départ, j’ai pleuré ma vie. Pas seulement parce que mon père restait derrière moi, mais parce que je quittais une petite île qui était une beaucoup plus grande partie de moi que je ne l’aurais cru. J’ai laissé la Corse comme on laisse quelqu’un qu’on adore et qu’on ne sait pas quand on le reverra. Comme une personne. Pas un endroit.
Quand on sent, pour la première fois et pour le restant de ses jours, qu’on vient de loin même si on est d’ici, il se trouve que dès qu’on part, on ne pense qu’à revenir.
D’un côté ou de l’autre.
Je crois que je suis bi.
Source
L’essentiel a retenir : Ce texte raconte le tiraillement identitaire d’une personne née entre plusieurs cultures, et le moment où elle comprend qu’elle n’a pas à choisir un seul pays pour se définir.
- L’identité peut être multiple, même quand on a grandi « ici ».
- Les origines familiales influencent la façon de se sentir à sa place.
- La différence peut d’abord gêner, puis devenir une force.
- Le sentiment d’appartenance se révèle souvent avec le temps et l’expérience.
- Un retour aux racines peut changer profondément le regard sur soi.
- On peut se sentir chez soi dans plus d’un endroit à la fois.
Comprendre le tiraillement identitaire quand on a grandi entre plusieurs cultures
Si tu es dans cette situation, tu te reconnais peut-être dans ce mélange un peu déroutant : tu te sens d’ici, mais pas seulement. Tu portes une langue, des habitudes, des références, des goûts, parfois même des manières de penser qui viennent d’ailleurs. Et dans la pratique, ce n’est pas un détail folklorique : ça influence ta façon d’habiter le monde, de te présenter, de te sentir légitime, ou au contraire un peu « entre deux chaises ».
Ce tiraillement identitaire est très fréquent chez les enfants d’immigrés, les personnes issues de familles mixtes ou celles qui ont vécu entre plusieurs pays. Concrètement, tu peux aimer ton pays de naissance tout en ayant l’impression qu’une partie de toi appartient ailleurs. Ce n’est pas une contradiction : c’est souvent le signe d’une identité riche, construite à plusieurs niveaux.
Pourquoi on peut se sentir « d’ici » et « de là-bas » en même temps
Le sentiment d’appartenance ne se construit pas seulement avec un passeport ou une adresse. Il se construit avec les repas qu’on partage, les expressions qu’on entend à la maison, les chansons qu’on connaît par cœur, les histoires qu’on nous raconte, et les lieux qui deviennent symboliques au fil du temps.
Dans les faits, une personne peut avoir intégré les codes de son environnement de vie tout en gardant un lien fort avec son héritage familial. C’est exactement ce qui arrive quand l’école, le groupe d’amis, la ville où l’on grandit et la culture de la famille n’envoient pas toujours le même message. Tu apprends alors à naviguer entre plusieurs repères, parfois avec aisance, parfois avec fatigue.
Ce que cela change dans la vie quotidienne
Ce mélange peut être une vraie richesse : plus de curiosité, plus de souplesse, plus d’ouverture. Mais il peut aussi créer des moments de flottement. Par exemple, tu peux avoir l’impression de ne pas être « assez » de telle culture, ou de ne pas être totalement compris par les gens qui n’ont vécu qu’un seul cadre culturel.
Dans la majorité des cas, ce malaise diminue quand on cesse de chercher une identité pure, unique, bien rangée. L’expérience montre que plus on accepte la complexité, plus on se sent solide.
Quand la différence devient une force
Au début, être différent peut être vécu comme un poids. On veut ressembler aux autres, éviter les remarques, ne pas attirer l’attention. Puis, avec le temps, beaucoup de personnes découvrent que cette différence leur a donné une sensibilité particulière : un regard plus large, une imagination plus vive, une meilleure capacité à comprendre les codes sociaux.
Concrètement, grandir avec plusieurs cultures peut développer ton adaptabilité. Tu apprends à lire une pièce, à changer de registre, à comprendre qu’il existe plusieurs façons de vivre, de cuisiner, de parler, d’aimer, d’élever les enfants ou de célébrer les choses importantes. Ce n’est pas anodin : c’est une compétence de vie.
Exemple concret
Une personne qui a grandi avec des références culturelles différentes peut, sans le formuler ainsi, devenir plus à l’aise dans des environnements variés : travail, famille élargie, voyage, milieu artistique, relations amicales. Elle a souvent appris très tôt à traduire, à expliquer, à adapter son langage. Et ça, dans la vie réelle, c’est une vraie force relationnelle.
Le rôle décisif du regard des autres
Si tu rencontres ce problème, tu sais déjà à quel point les remarques répétées peuvent laisser une trace. Les moqueries sur le nom, l’accent, l’origine, l’apparence ou les habitudes alimentaires semblent parfois « petites » aux yeux des autres, mais elles finissent par peser. À force, elles peuvent pousser à se cacher, à lisser sa personnalité ou à couper certains liens culturels pour être accepté.
Ce qu’il faut retenir, c’est que l’entourage joue un rôle énorme. Des amis qui accueillent vraiment ta différence, sans la réduire à une curiosité, peuvent changer ton rapport à toi-même. Dans la pratique, être entouré de personnes qui ne te demandent pas de choisir entre tes mondes, ça allège énormément la pression.
Les erreurs fréquentes à éviter
- Se moquer des prénoms, des noms de famille ou des accents.
- Réduire une personne à une origine unique.
- Penser qu’il faut choisir une seule culture pour être « cohérent ».
- Banalisier les remarques répétées sous prétexte d’humour.
- Confondre assimilation et intégration réelle.
Ces erreurs paraissent parfois anodines, mais elles peuvent abîmer durablement le sentiment d’appartenance. À l’inverse, un entourage respectueux permet souvent de transformer la différence en confiance.
Le retour aux origines peut provoquer un vrai basculement
Il arrive qu’un voyage, une rencontre familiale ou un événement difficile fasse remonter des choses qu’on croyait bien classées. C’est souvent le cas quand on retourne dans le pays ou la région d’origine d’un parent. Tu peux t’attendre à un simple déplacement, et te retrouver face à quelque chose de beaucoup plus intime : une sensation de familiarité profonde, presque physique.
Dans le texte, ce basculement est déclenché par le retour en Corse. Et c’est très parlant : les odeurs, les paysages, les sons, les repas, les rythmes de vie réveillent un sentiment d’appartenance qui dépasse les souvenirs d’enfance. Ce que cela change pour toi, dans ce genre de situation, c’est que tu comprends que l’origine n’est pas seulement une histoire racontée par les autres : c’est aussi une expérience sensible, incarnée.
Pourquoi ce type de retour marque autant
Parce qu’il donne une forme concrète à quelque chose qui restait abstrait. Avant le voyage, tu peux te dire que tu es simplement « liée » à un pays. Après, tu ressens parfois que ce lien est plus fort que prévu. Et cette prise de conscience peut être très émouvante, parce qu’elle réorganise ton histoire personnelle.
Comment mieux vivre une identité multiculturelle au quotidien
Si tu hésites encore sur la place à donner à tes origines, le plus utile est souvent de sortir de la logique du choix exclusif. Tu n’as pas à effacer une partie de toi pour en valoriser une autre. Dans la pratique, mieux vivre cette identité passe par quelques gestes simples mais puissants.
- Nommer clairement tes origines sans t’excuser.
- Garder les langues, recettes, musiques ou traditions qui comptent pour toi.
- Choisir des relations qui respectent ta complexité.
- Ne pas laisser les moqueries définir ta valeur.
- Accepter que ton identité évolue avec le temps.
On constate souvent que les personnes qui se donnent le droit d’être multiples gagnent en sérénité. Elles arrêtent de chercher la « bonne case » et commencent à habiter leur histoire avec plus de calme.
Ce qu’il faut retenir si tu te sens partagé entre plusieurs mondes
Le plus important, c’est que ce sentiment de double appartenance n’est pas un défaut à corriger. C’est une réalité humaine, fréquente, parfois inconfortable, mais aussi profondément féconde. Tu peux aimer un pays, en porter un autre en toi, et te sentir complet malgré cette pluralité.
Concrètement, la paix intérieure arrive souvent quand on remplace la question « de quel côté je suis vraiment ? » par « comment est-ce que je peux habiter toutes les parts de moi sans les opposer ? ». C’est là que l’identité cesse d’être une fracture et devient une continuité.
FAQ
Comment on peut arriver à compiler tout ça pour enfin se sentir au bon endroit?
On y arrive souvent en cessant de chercher un seul endroit qui résume toute son identité. Le sentiment d’être « au bon endroit » vient parfois quand on accepte d’appartenir à plusieurs mondes à la fois. Dans la pratique, ça passe par le fait de reconnaître ses origines, ses habitudes et ses attaches sans les hiérarchiser.
Je suis enfant d’immigrés. Ben oui. Vous aurez deviné qu’une « Canniccioni », ça vient pas de Saint-Romuald. Mon père est Corse, ma mère est Américaine pis moi je suis née à Thetford Mines qui est, je vous l’assure, nettement moins romantique que les montagnes corses.
Cette phrase exprime une identité construite entre plusieurs héritages culturels. Elle montre qu’on peut être né quelque part tout en portant fortement l’histoire de sa famille. Concrètement, ce mélange peut devenir une vraie richesse si on arrête de le voir comme une anomalie.
Enfant, je parlais avec un p’tit accent français. Mon arrivée à l’école (étroitement liée au besoin de se sentir comme tout le monde) a fait que j’ai fini par le perdre. Aujourd’hui, je suis probablement une des Québécoises qui utilise le plus de sacres dans une même phrase. Je me suis vraiment bien assimilée!
Oui, cette phrase montre un processus d’assimilation très fréquent chez les enfants issus de familles immigrées. Pour être acceptés, beaucoup finissent par gommer une partie de leur accent ou de leurs habitudes. Dans les faits, cela peut aider à s’intégrer, mais aussi créer plus tard un sentiment de perte.
Pour moi, écouter du Vilain Pingouin, manger des ramens pas cuits et apprendre à sacrer allait de pair avec le jambon de Parme qui séchait tranquillement suspendu en bas de l’escalier, mon père qui chantait des vieilles chansons françaises un peu cochonnes et dire pare-brise plutôt que windshield. J’étais super à l’aise avec mon environnement mix and match.
Cette phrase illustre une cohabitation naturelle entre plusieurs cultures dans le quotidien. Elle montre qu’on peut grandir avec des repères très différents sans que cela soit incohérent. Au contraire, ce mélange peut devenir un cadre de vie très stable et très riche.
Bon, y’avait toujours quelques p’tits maudits qui, après les vacances d’été, me lançaient dans la face que « eux », ils avaient passé 2 semaines au chalet de mononcle à faire de la tripe. Ben ça me faisait absolument rien parce que 1) Mononcle, j’avais aucune idée c’était qui, pis que 2) des tripes, pour moi, ça se mangeait pis dans ce temps-là, mes goûts culinaires étaient pas aussi audacieux qu’aujourd’hui.
Cette phrase parle des moqueries et des codes sociaux que certains enfants utilisent pour se comparer. Ici, l’humour sert à montrer que la personne ne partageait pas les mêmes références culturelles et que cela ne la blessait pas sur le moment. En pratique, ce type de décalage peut être vécu soit avec distance, soit avec malaise, selon le contexte et le soutien autour de soi.
Puis l’adolescence est arrivée. Cette douce étape de la vie où tu es totalement en communion avec toi-même et tout ce qui t’entoure. NOT. Comme beaucoup de gens, je l’ai pas eue facile. Ou je ne me la suis pas donnée facile? Je ne m’en souviens plus trop. Bref. J’ai eu une mini-période où je trouvais ça pénible d’être « hors-norme », mais ça n’a pas duré longtemps. Le pire que j’ai eu à subir, c’est quand même bien juste de m’être fait rebaptiser Cannelloni je sais plus trop combien de fois. Ben oui. Canniccioni, Cannelloni, Macaroni… D’ailleurs, petite note à tous ceux qui se trouvent encore ben innovateurs côté humour avec la blague des pâtes alimentaires : sachez que quiconque a un nom de consonance italienne l’a entendue au moins 648 fois avant. Pitié.
Cette phrase montre comment l’adolescence peut amplifier le malaise lié à la différence. Les moqueries sur le nom deviennent un symbole du regard des autres et du besoin d’être accepté. Dans la pratique, ce genre d’expérience peut être très lourd sur le moment, même si on finit parfois par développer une forme de résistance.
Durant les années 1990, l’adoption internationale est devenue plus courante. Dans ma petite ville, y’a des gens qui attendaient devant chez ceux qui avaient adopté « au cas où ils verraient pas le nouveau p’tit noir ». Grosse attraction! C’était une autre époque… J’ai eu « la chance » de ne jamais être pointée du doigt. Pourquoi? Parce que, physiquement, je ressemblais à tout le monde. Encore aujourd’hui, ça me rend souvent mal à l’aise d’avoir ce privilège que beaucoup d’autres immigrés n’ont pas. Mais ça, c’est une autre histoire…
Cette phrase souligne un privilège invisible : celui de pouvoir se fondre dans le décor sans être immédiatement désigné comme différent. C’est une réalité importante, car toutes les personnes issues de l’immigration ne vivent pas la même chose. Concrètement, cela rappelle que la perception sociale dépend autant de l’apparence que de l’origine réelle.
Je retourne donc à mon adolescence où j’ai commencé à trouver ça drôlement cool d’être différente finalement. J’avais déjà un fort penchant pour les arts et sortir de l’ordinaire s’est avéré être un gros plus dans ma vie. Mélanger les cultures nourrissait mon imagination et me rendait plus curieuse encore : les façons de voir la vie, la bouffe, les coutumes. C’était parfait.
Cette phrase explique comment la différence peut être réinterprétée comme une force créative. Le fait de vivre entre plusieurs cultures nourrit la curiosité et l’ouverture. Dans la pratique, cela peut soutenir des talents artistiques, relationnels ou intellectuels.
Je dois aussi admettre que j’ai eu le flair de dénicher les meilleurs amis possible. Des personnes qui ont fait plus qu’accepter mes différences : ils les ont aimées et adoptées. J’ai eu cette chance. D’ailleurs, 20 ans plus tard, ils sont toujours dans ma vie.
Cette phrase montre l’importance d’un entourage qui valorise réellement la singularité de quelqu’un. Être accepté, c’est une chose; être apprécié pour ce qu’on apporte, c’en est une autre. En pratique, ce type d’amitié aide énormément à construire une identité plus stable et plus apaisée.
