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Guillaume Vermette, clown humanitaire

Guillaume Vermette vient de Trois-Rivières, mon petit coin de pays. C’est sans doute pour cela que j’ai envie de vous parler de lui, mais surtout parce qu’il a un grand cœur. Ce Trifluvien de 28 ans, clown de métier et conférencier, parcourt le monde à ses frais pour redonner espoir à des gens qui en ont le plus besoin. Son approche de clown humanitaire est rare, mais elle est surtout très concrète : aller vers les personnes vulnérables, créer un moment de joie, et laisser une trace positive qui peut durer bien au-delà de la rencontre. Il a aussi étudié en psychologie, ce qui l’aide à mieux comprendre la détresse humaine. Si tu t’intéresses à son parcours, à son engagement ou au lien entre santé mentale, vocation et humanitaire, tu vas vite comprendre pourquoi son histoire marque autant.

L’essentiel a retenir : Guillaume Vermette est un clown humanitaire qui finance lui-même une grande partie de ses projets. Son parcours montre qu’un métier artistique peut aussi avoir un vrai impact social. Il parle ouvertement de son trouble anxieux et de la façon dont il le gère au quotidien. Il part régulièrement à l’étranger pour travailler auprès d’orphelins et de réfugiés. Il continue aussi ses conférences pour sensibiliser et inspirer. Son message central : suivre ses passions demande du courage, mais peut donner beaucoup de sens à une vie.

  • Le clown humanitaire peut redonner espoir à des personnes très vulnérables.
  • Le TAG se gère mieux avec des choix de vie équilibrés et des outils concrets.
  • Partir loin de ses proches demande des sacrifices, mais aussi un solide réseau humain.
  • Financer un projet humanitaire prend du temps, de l’énergie et souvent des fonds personnels.
  • Les conférences font partie de sa mission de sensibilisation et d’inspiration.
  • Son prochain voyage vise surtout des orphelins et des réfugiés.
  • Son message : essayer ses rêves vaut mieux que regretter de ne pas l’avoir fait.

Pourquoi le clown est devenu un métier pour lui

À 17 ans, alors qu’il travaillait comme animateur auprès de jeunes Inuits dans le grand nord québécois, Guillaume a été confronté à une réalité très difficile. Il raconte avoir vu des enfants tristes, démotivés et parfois complètement fermés à l’espoir. Dans ce contexte, il s’est spontanément mis à faire le clown. Pas pour « performer », mais pour créer un vrai moment de respiration.

Concrètement, c’est là qu’il a compris quelque chose d’essentiel : un moment de jeu, d’humour ou de légèreté peut avoir un effet très puissant quand quelqu’un traverse une période lourde. Ce n’est pas magique au sens naïf du terme, mais c’est souvent décisif dans la relation humaine. Dans la pratique, cela change tout : une personne qui sourit à nouveau, qui se sent vue, qui reçoit de l’attention, peut reprendre un peu d’élan.

Avec le temps, Guillaume a reçu des retours de gens qui le remerciaient encore des semaines ou des mois plus tard. C’est ce qui l’a convaincu que le clown pouvait devenir un vrai outil de bien-être et d’impact social. Ce qu’il cherche, ce n’est pas seulement faire rire : c’est remettre un peu d’espoir là où il en manque. Et si tu te demandes pourquoi cette démarche touche autant, c’est parce qu’elle répond à un besoin fondamental : se sentir important aux yeux de quelqu’un.

Comment il vit avec un trouble de l’anxiété généralisée

Guillaume explique qu’il a été diagnostiqué avec un trouble de l’anxiété généralisée à l’adolescence. Mais il refuse de se définir uniquement par ce diagnostic. Et franchement, dans son cas, c’est une façon de reprendre du pouvoir sur sa vie. Il voit les diagnostics comme des repères utiles pour les professionnels, pas comme une identité figée.

Ce qu’il met en avant est très concret : il fait des choix de vie équilibrés, il pratique des activités qu’il aime, il s’entoure de relations saines et il prend soin de lui. En clair, il ne compte pas sur une solution miracle. Il s’appuie sur un ensemble d’habitudes qui, mises bout à bout, réduisent la place de l’anxiété dans son quotidien.

Dans la majorité des cas, les personnes qui vivent avec une anxiété importante ont besoin de plusieurs leviers à la fois : hygiène de vie, soutien relationnel, outils de régulation, et parfois accompagnement professionnel. Guillaume dit aussi qu’il réagit vite quand l’anxiété se pointe. C’est un point important : plus on attend, plus l’angoisse peut prendre de place. Si tu es dans cette situation, l’enjeu n’est pas de « ne plus rien ressentir », mais d’apprendre à reconnaître les signaux tôt et à agir avant que ça déborde.

Une vie de famille à distance : ce que cela implique vraiment

Partir souvent loin des gens qu’on aime, ce n’est pas anodin. Guillaume le dit clairement : au début, c’était difficile. Aujourd’hui, il a trouvé un équilibre différent, mais il ne minimise pas les sacrifices. C’est une réalité que beaucoup de personnes engagées connaissent sur le terrain : plus la mission prend de place, plus l’organisation personnelle devient essentielle.

Dans son cas, il a construit une famille élargie faite d’amis proches partout dans le monde. Il parle d’eux comme d’une maison mobile. Cette image est parlante, parce qu’elle montre bien ce que cela change concrètement : quand tu vis à distance, tu dois recréer des repères humains ailleurs, sinon l’isolement peut peser lourd.

Si tu envisages un mode de vie similaire, il faut savoir une chose : ce type de parcours demande de la souplesse, de la confiance et une vraie capacité à entretenir les liens. Sans cela, l’élan humanitaire peut vite s’épuiser. Guillaume, lui, semble avoir trouvé une forme d’ancrage dans ses relations, ce qui lui permet de continuer à partir sans se perdre.

Pourquoi il veut faire du clown humanitaire à temps plein

Son projet n’est pas une impulsion soudaine. Cela fait plus de dix ans qu’il rêve de consacrer tout son temps au clown humanitaire. Jusqu’ici, il a avancé par étapes, en fonction de ses moyens et des opportunités. Ce qu’il faut retenir, c’est qu’il ne s’est pas lancé dans cette voie en espérant que tout tombe du ciel : il a construit son expérience, son réseau et sa crédibilité progressivement.

Dans la pratique, passer à temps plein devient possible quand plusieurs conditions se rejoignent : plus d’expérience, plus d’occasions, plus de soutien et un bon timing. C’est exactement ce qu’il décrit. Autrement dit, il ne s’agit pas seulement de passion. Il y a aussi une logique de maturité de projet. Et c’est souvent ce que les gens oublient : un rêve devient plus réaliste quand on le prépare sérieusement.

Si tu hésites encore à te lancer dans un projet qui te tient à cœur, son parcours montre quelque chose de très utile : attendre le moment parfait n’aide pas toujours. En revanche, avancer, tester, apprendre et ajuster peut rendre un projet viable bien plus vite qu’on ne l’imagine.

Comment il finance ses projets humanitaires

Guillaume explique qu’il cherche constamment de nouvelles façons de financer ses projets, mais que ce n’est pas simple. Les méthodes les plus efficaces demandent souvent une équipe, du budget ou énormément de temps. Et justement, du temps, il en a déjà très peu s’il veut continuer à faire du clown humanitaire sur le terrain.

Il dit aussi quelque chose de très parlant : il n’aime pas demander de l’argent aux gens, et c’est la première fois qu’il le fait publiquement. Cela montre bien le dilemme de beaucoup de porteurs de projets : vouloir aider sans transformer l’aide en charge mentale permanente. Dans son cas, il estime que la demande est raisonnable parce qu’il a investi entre 10 000 $ et 15 000 $ par année depuis 2011 dans l’humanitaire, directement à partir de son salaire de clown.

Concrètement, cela veut dire que son engagement n’est pas seulement symbolique. Il a mis de l’argent personnel, du temps et de l’énergie dans sa démarche. Si tu soutiens ce type d’initiative, tu ne finances pas une idée abstraite : tu contribues à des actions réelles, souvent menées dans des contextes où la présence humaine compte énormément.

Pourquoi ses conférences comptent autant que ses voyages

Pour Guillaume, les conférences ne sont pas un à-côté. Elles font partie intégrante de sa mission. Il veut parler du trouble anxieux, raconter son parcours et inspirer les autres. Et ça, dans les faits, change beaucoup de choses.

D’abord, cela aide à démystifier la santé mentale. Ensuite, cela permet de montrer qu’un diagnostic ne résume pas une personne. Enfin, cela peut donner du courage à quelqu’un qui se sent bloqué ou seul. L’expérience montre souvent qu’un témoignage sincère a plus d’impact qu’un discours trop théorique. Parce qu’on ne parle plus d’une idée, mais d’une vie réelle.

Si tu es sensible à ces sujets, ses conférences peuvent aussi t’aider à mieux comprendre le lien entre vulnérabilité, résilience et engagement. On n’est pas dans une posture de héros parfait. On est dans quelque chose de plus crédible : une personne qui avance avec ses limites, ses peurs et ses forces.

Sa prochaine destination et la réalité de ses missions

Sa prochaine mission l’amène à partir le 31 mars pour trois mois et demi, avec une série de projets et de pays au programme. Il travaillera principalement auprès d’orphelins et de réfugiés. Ce sont des publics pour lesquels la présence, l’attention et le jeu peuvent avoir une valeur immense, même si cela ne résout évidemment pas tout.

Dans ce type de contexte, il faut être clair : le clown humanitaire n’est pas là pour remplacer les soins, l’éducation ou l’aide sociale. Il vient compléter, soutenir, alléger, créer du lien. C’est précisément ce qui rend ce rôle utile. Quand une personne vit dans l’urgence ou la perte, retrouver un instant d’enfance, de rire ou de relation peut devenir précieux.

Il renvoie aussi vers sa vidéo de campagne de financement et son horaire détaillé. Si tu veux suivre son travail, c’est souvent là que tu trouveras les infos les plus à jour sur ses déplacements et ses projets en cours.

Ce qu’il faut retenir de son message sur les rêves et la passion

Guillaume dit avoir pris beaucoup de risques et s’être souvent planté. Pourtant, il ne regrette rien. Et c’est probablement ce qui rend son témoignage fort : il ne vend pas une version idéalisée du succès. Il parle d’essais, d’erreurs, d’apprentissage et de sens.

Dans la vie réelle, suivre une passion ne veut pas dire que tout sera facile. Ça veut plutôt dire accepter l’incertitude, avancer malgré la peur et apprendre en marchant. Ce que son parcours montre, c’est qu’une vie plus alignée est souvent une vie où l’on ose essayer. Pas forcément du premier coup, ni parfaitement, mais sincèrement.

Si tu es dans une période où tu te demandes si tu dois tenter quelque chose qui te tient à cœur, son message est simple : la vie est trop belle et trop courte pour ne pas au moins essayer. Et franchement, c’est une phrase qui résonne encore plus quand elle vient de quelqu’un qui l’applique vraiment.

Bref, y’est beau, y’est fin… Ah puis y’est inspirant! Tu peux aller visiter sa page ICI, Crépu.

Crédit photo de couverture : L’Hebdo Journal

FAQ

Brièvement, pourquoi avoir choisi le métier de clown? Et pourquoi avoir jumelé le clown aux voyages humanitaires?

Il a choisi ce métier après avoir constaté l’impact concret du clown sur des jeunes en grande détresse. En voyant que l’humour et la présence pouvaient redonner un peu d’espoir, il a compris que ce rôle avait du sens. C’est ce qui l’a amené à lier le clown aux voyages humanitaires.

À l’adolescence, on t’a diagnostiqué un trouble de l’anxiété généralisé (TAG), qu’est-ce qui t’aide à passer au travers de chaque journée, en sachant qu’on ne guérit pas d’un TAG?

Ce qui l’aide, c’est une routine équilibrée, des relations saines et des activités qu’il aime. Il ne se définit pas par son diagnostic et réagit vite quand l’anxiété monte. Il s’appuie aussi sur des outils qu’il a testés au fil du temps.

La vie de famille quand on part souvent loin des gens qu’on aime comme tu le fais, comment vis-tu cela?

Il le vit comme un vrai sacrifice, surtout au départ. Avec le temps, il a construit une famille choisie partout dans le monde. Cela lui permet de se sentir chez lui même loin de ses proches.

Aujourd’hui, tu veux faire ton métier bénévolement et à temps plein. Dans un monde où «le temps c’est de l’argent», qu’est-ce qui te pousse à te lancer dans ce projet?

Ce qui le pousse, c’est qu’il rêve de ce projet depuis longtemps et qu’il sent que le bon moment est arrivé. Il a plus d’expérience, plus d’opportunités et plus de soutien qu’avant. Pour lui, c’est maintenant possible de le faire à temps plein.

As-tu prévu faire des événements pour financer ton projet, autre que la vidéo YouTube qui circule en ce moment?

Oui, il cherche constamment de nouvelles façons de financer ses projets. Il explique que les solutions les plus efficaces demandent souvent beaucoup de moyens ou de temps. Il rappelle aussi qu’il a déjà investi personnellement beaucoup d’argent dans l’humanitaire depuis 2011.

Tu fais des conférences pour démystifier le TAG et parler de ton métier. Vas-tu continuer à en faire quelques-unes dans l’année même si tu fais du clown humanitaire à temps plein?

Oui, il compte continuer. Pour lui, c’est une partie essentielle de sa mission. Il veut partager son vécu, inspirer et sensibiliser le public.

Ta prochaine destination c’est où, quand et pour combien de temps?

Il part le 31 mars pour trois mois et demi. Son voyage comprend plusieurs pays et plusieurs projets. Il travaillera surtout auprès d’orphelins et de réfugiés.

On peut dire que tu es une personne déterminée et qui croit en ses rêves. Rapidement, qu’est-ce que t’aurais envie de dire aux gens qui lisent cet article sur le fait de croire en soi et en ses passions?

Il dirait qu’il faut oser essayer, même si cela fait peur. Selon lui, prendre des risques et se tromper fait partie du chemin. Il pense que suivre ses passions donne du sens et du bonheur.


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