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Je n'étais pas celle qu'il te fallait

Aujourd’hui, avec du recul, je suis plus rationnelle et je peux te dire que je ne suis pas celle qu’il te fallait parce que je ne suis pas capable d’être la fille qui ne t’attend pas, la fille giga indépendante, la fille que t’appelles quand ça t’adonne, soit un peu-pas-assez-souvent. Je ne suis pas non plus celle qui a envie d’être ta date du vendredi de brosse, tout comme je ne veux pas être la fille que personne ne sait que tu vois. Je ne suis pas une de celles qui s’en foutent et je te donne un scoop : je ne le serai jamais.

À la base, si j’ai fait intrusion dans ta vie, il y avait une raison : tu me plaisais. Je te l’accorde, j’aurais pu prévenir avant de faire mon entrée à grands coups de talons sur ton petit cœur pas prêt pantoute à recevoir de la visite. Le hic, c’est que tout comme toi, je ne m’y attendais pas. J’ai essayé de jouer le rôle de la fille désintéressée parce que ça a l’air que c’est la nouvelle tendance pour se faire aimer, mais pour moi, ça n’a pas fonctionné.

Après quelques mois à essayer de s’aimer juste un peu, mais pas trop, nos p’tits cœurs avaient déjà développé quelque chose. On ne savait pas quoi exactement, mais on le savait tous les deux que c’était l’heureuse/triste réalité. On le savait aussi avant même de commencer que c’était un jeu risqué et qu’on ne pourrait pas retourner en arrière sans au moins quelques petites blessures de guerre. J’étais bien avec toi et l’affaire, c’est que je pouvais voir que toi aussi, tu étais bien avec moi. Je suis restée plus longtemps que pas assez parce que je croyais réellement qu’il y avait une possibilité qu’on parle éventuellement au « nous ».

Avec le temps, j’ai bien compris que, pour toi, s’investir dans une relation, c’était associé à la peur ou, devrais-je dire, à plusieurs peurs. Au-delà de la peur, je ne voulais pas le voir, mais je n’avais simplement pas ce qu’il fallait pour faire chavirer ton cœur.

Je veux juste te dire que c’est normal d’avoir peur, t’sais. Peu importe le contexte, s’investir émotionnellement ça implique de prendre des risques. Mais moi, contrairement à toi, je trouve ça beau.

Évidemment, si je parle au passé c’est que tu as choisi de me laisser aller et je ne t’en veux pas. Je ne t’en veux pas parce que moi, j’ai besoin d’aimer et quand j’aime, je donnerais tout ce que j’ai, et même ce que je n’ai pas. Je veux être avec quelqu’un qui a envie de prendre le risque ; quelqu’un qui aurait envie de faire le choix, avec moi, de devenir vulnérable et de s’aimer. De s’aimer pour de vrai, sans limites.

Sache que malgré tout le mal que j’ai eu, t’es une de ces personnes que je n’oublierai pas. Belles et moins belles, tu as laissé des traces en moi. Tu feras toujours partie de mon histoire et j’ose espérer que c’est la même chose pour toi.

Par Marie-Pier Robitaille

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