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Je vis seule, et puis?

Dans la dernière année, j’ai fait un nouvel apprentissage. En fait, j’ai appris un nouveau mode de vie.

Dans le passé, j’ai vécu avec mes parents, ensuite avec une colocataire, pour revenir vivre chez mes parents. Finalement, je suis repartie (et il était temps selon mon père et la fameuse norme sociale). Pour moi, il était hors de question de vivre avec quelqu’un d’autre tout de suite (surtout pas avec la « fréquentation » que j’avais à ce moment-là). Je voulais apprendre à vivre avec moi-même.

Pour y arriver, j’ai tout d’abord créé un environnement qui me ressemble. Devenant une adepte du courant minimaliste, j’ai décidé de me départir de plusieurs objets et souvenirs. Je voulais repartir à neuf dans ce petit chez moi. Combien de fois j’ai dit les phrases si simples : « est-ce que j’en ai vraiment besoin » ou « est-ce vraiment un objet utile ». Je me suis vite rendu compte que, depuis des années, j’étais entourée d’objets sans réelle importance. Les nombreuses lectures sur le minimaliste m’ont apporté beaucoup et elles m’ont aidée à me découvrir en tant que membre actif de la société. En me créant un environnement à mon image, il a été beaucoup plus facile pour moi d’apprendre à vivre seule. Pour en apprendre plus sur ce courant et vivre le quotidien d’une blogueuse, je vous conseille le blogue Vivre avec Moins.

Comme de plus en plus de Québécois, je fais partie des gens qui font le choix de vivre seule. En fait, il y a plusieurs raisons qui poussent une personne à ne pas vivre en colocation ou même avec son chum ou sa blonde. C’est un choix personnel, qui parfois, peut déstabiliser les gens autour de soi. Autrefois, c’était une liberté de choix qui n’était pas permise d’avoir un foyer seul. Maintenant, c’est beaucoup plus accessible même si quelques fois cela soulève les questions de l’entourage. Par exemple, une collègue de travail qui me dit régulièrement qu’elle ne sait pas comment je fais pour vivre seule, ne pas avoir 100 chats et toujours avoir en tête l’idée de rencontrer quelqu’un (j’ai seulement 25 ans quand même).

Dans mon cas, ce n’est pas parce que je n’ai pas envie de vivre avec un chum et de bâtir quelque chose (en fait, c’est sûrement car je n’ai pas trouvé le prince charmant, ça c’est une autre histoire), mais je pense que je devais vivre l’expérience de devoir apprendre à me débrouiller et à découvrir l’autonomie. En fait, je devais apprendre à faire des plans pour moi et arrêter d’attendre les autres. Apprivoiser la solitude est quelque chose que l’on apprend quand on vit seul, car il n’y a plus personne qui est là au quotidien.

Il y a un an, je me rappelle que j’étais totalement incapable de gérer un budget et c’était tout juste si je faisais mon lit le matin. Je vivais une vie d’adulte avec aucune responsabilité et je me laissais simplement porter par la vie. Je ne me sentais pas à la hauteur de ce que je voulais faire.

Maintenant, je suis en mesure de peinturer moi-même les murs de mon appartement et je peux rire lorsque ma meilleure amie demande à son mari c’est quoi un tournevis plat.  Allons au bout de nos rêves et n’ayons plus peur de la solitude. Dans le pire des cas, il y aura toujours les chats.

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