Si tu cherches des bijoux faits ici, avec une vraie histoire derrière chaque pièce, tu es au bon endroit. Ici, on te parle de Camille, la créatrice derrière Camillette Bijoux, de son parcours, de sa façon de travailler et de ce qui rend sa collection ANGLE différente. Concrètement, tu vas comprendre comment une marque artisanale se construit, ce qu’elle privilégie dans ses matériaux, et pourquoi ses choix de création ont du sens si tu aimes les bijoux locaux, durables et pensés avec intention.
L’essentiel a retenir : Camillette Bijoux est une marque de bijoux artisanaux portée par une créatrice formée au design et sensible au développement durable.
- La marque a été lancée après un vrai virage professionnel.
- Camille crée une seule collection par année pour garder de la cohérence.
- Elle travaille surtout l’argent sterling, souvent avec du laiton et du bronze.
- Les commandes spéciales sont possibles, mais toujours dans son univers.
- La collection ANGLE est née d’un fil d’argent triangulaire décliné en plusieurs pièces.
- Le quotidien d’une petite marque implique aussi de la gestion, du marketing et de la production.
Peux-tu me parler du lancement de ton entreprise?
J’ai officiellement lancé Camillette Bijoux il y a un peu plus d’un an et demi. Je vais donc fêter le deuxième anniversaire de ma compagnie en juin de cette année. (Yeah!) J’ai toujours eu un côté créatif très fort et l’idée de partir ma propre marque de bijoux me trottait dans la tête depuis un moment déjà. Étant travailleuse autonome depuis environ 5 ans dans un tout autre domaine – le développement durable – j’avais envie de faire autre chose. J’ai donc fait le saut!
Dans la pratique, ce genre de lancement n’arrive presque jamais par hasard. On constate souvent qu’une marque artisanale naît au croisement de trois choses : une envie de créer, une expertise déjà acquise et le besoin de donner plus de sens à son travail. Dans ton cas, si tu hésites à te lancer, ce parcours montre quelque chose d’important : tu n’as pas besoin de repartir de zéro pour créer une marque crédible. Tu peux transformer ton expérience, tes valeurs et ton regard en proposition concrète.
Quel est ton background (études, expertise)?
J’ai étudié le design industriel à l’Université de Montréal. En troisième année de bac, j’ai eu l’opportunité de faire un échange scolaire dans une école d’arts appliqués à Genève, en Suisse. C’est lors de ce séjour à l’étranger que je me suis familiarisée avec la joaillerie et ce fut un coup de foudre. De retour à Montréal, j’ai réalisé en dernière année d’étude que j’avais envie de poursuivre à la maîtrise. Je voulais aller chercher une formation complémentaire en lien avec mes valeurs. J’ai donc opté pour le développement durable. J’ai eu la très grande chance d’aller étudier et de vivre en Suède, où j’ai complété ma maîtrise à l’université de Lund, située tout au sud du pays. C’est un peu cliché, mais c’est une expérience unique qui a transformé ma vie et qui a modelé la personne que je suis aujourd’hui.
Ce parcours est particulièrement intéressant parce qu’il relie création, technique et responsabilité. Concrètement, ça change beaucoup de choses pour une marque de bijoux : tu ne crées pas seulement pour faire joli, tu crées avec une réflexion sur les matériaux, l’usage, la durabilité et la cohérence de l’objet. C’est souvent ce qui rassure le client : il sent qu’il achète une pièce pensée, pas un produit fabriqué à la chaîne.
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Fais-tu plusieurs collections par année?
Même si j’ai constamment des idées pour de nouveaux designs que j’aimerais explorer, je me limite à une collection par année. Ce n’est donc pas par manque d’idées, mais bien par manque de temps et de ressources que je lance une collection annuelle. Dans mon cas, la partie création n’est pas si longue, mais c’est plutôt tout ce qui entoure le lancement d’une nouvelle collection, comme la session de photos, les retouches, la mise en ligne, la création de matériel marketing, la promotion dans les médias, etc., qui me prend beaucoup de temps… et je ne parle même pas de la production des pièces. J’ai un énorme respect pour les entreprises et spécialement les start-ups du domaine du vêtement, qui sortent plusieurs collections par année. Ouf, c’est un rythme vraiment étourdissant!
En pratique, publier moins mais mieux est souvent une vraie force, surtout pour une marque indépendante. Une collection annuelle permet de garder une direction artistique claire, de mieux contrôler la qualité et d’éviter l’effet “trop de nouveautés, pas assez d’identité”. Si tu es client, ce rythme a aussi un avantage : tu peux suivre l’évolution de la marque plus facilement et comprendre l’univers de la créatrice sans te perdre dans une offre trop dispersée.
Ce que ça implique concrètement pour une petite marque
Une collection, ce n’est pas seulement dessiner des pièces. Il faut ensuite photographier, retoucher, rédiger, publier, promouvoir, produire et expédier. Dans les faits, c’est souvent cette partie invisible qui prend le plus de temps. C’est aussi pour ça qu’une marque artisanale peut sembler “petite” de l’extérieur alors qu’elle demande une charge de travail énorme à l’intérieur.
Quels sont les défis que tu rencontres au quotidien?
Le plus gros défi au quotidien est d’être une femme-orchestre, c’est-à-dire de pouvoir tout faire en même temps. Comme je suis une start-up d’une personne (avec une stagiaire, un jour par semaine), je dois porter tous les chapeaux : celui de comptable, de spécialiste des communications et du marketing, en passant par la graphiste et j’en passe. Je travaille encore une journée par semaine comme consultante en développement durable. Je me sens souvent comme une équilibriste qui jongle avec plusieurs balles en même temps, tout en essayant de ne pas trop en échapper au passage… C’est stimulant et grisant, mais ça peut aussi être épuisant parfois.
Si tu es toi-même à la tête d’un projet solo, tu te reconnais sûrement dans cette réalité : créer n’est qu’une partie du métier. Le reste, c’est de l’organisation, de l’administratif, de la communication et de la gestion mentale. L’enjeu, dans la pratique, n’est pas seulement de “faire plus”, mais de tenir dans la durée sans t’épuiser. C’est souvent là que les petites entreprises les plus solides se différencient : elles apprennent à prioriser, à déléguer quand c’est possible et à accepter qu’on ne peut pas tout faire parfaitement en même temps.
Quels matériaux utilises-tu?
J’ai une prédilection pour l’argent sterling, que j’aime mélanger à d’autres matériaux aux couleurs différentes, comme le laiton (plus jaune) ou encore le bronze (variant de jaune à rose). J’aime beaucoup le contraste entre les différentes matières. J’aimerais, dans le futur, explorer avec des matériaux plus nobles, comme l’or et les pierres précieuses.
Concrètement, ce choix de matières donne du relief aux bijoux et crée un style reconnaissable. L’argent sterling est apprécié pour sa polyvalence, tandis que le laiton et le bronze apportent des nuances plus chaudes. Si tu achètes ce type de pièce, ce que cela change pour toi, c’est l’esthétique : tu portes un bijou qui joue sur les contrastes, les reflets et les textures, plutôt qu’un simple accessoire uniforme. C’est aussi un bon indice de savoir-faire, parce que mélanger les matières demande un vrai sens de l’équilibre visuel.
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Fais-tu des commandes spéciales?
Oui, tout à fait! J’aime les commandes spéciales, parce que, souvent, elles me poussent à sortir de ma zone de confort et elles me permettent d’apprendre en utilisant de nouvelles techniques et d’innover. Bien sûr, celles-ci doivent être en accord avec mon univers et mon esthétique générale. Je me laisse toujours l’option de refuser une commande si je juge que je ne suis pas en mesure de répondre adéquatement à la demande du client. Par contre, ça m’est très rarement arrivé.
C’est une très bonne pratique, et c’est même rassurant pour le client. Dans les faits, accepter toutes les demandes sans filtre peut faire perdre une identité de marque. Ici, Camille garde une règle simple : personnaliser, oui, mais sans trahir son style. Si tu veux une commande spéciale, retiens surtout ceci : plus ta demande est claire et compatible avec l’univers de la créatrice, plus le résultat a des chances d’être réussi.
Parle-nous de ta nouvelle collection, ANGLE #anglebycamillette
J’ai craqué pour un fil d’argent de forme triangulaire. J’ai tout de suite vu le potentiel de faire une collection à partir de cet élément tout simple. Si vous regardez chacune des pièces, vous y trouverez ce fil à trois facettes que j’ai décliné de plusieurs manières. J’ai opté pour des formes très simples, afin de faire ressortir le profil et les angles du fil, d’où le nom de la collection. Pour l’instant, 13 pièces composent la collection : bagues, bracelets, boucles d’oreilles et colliers. D’autres pièces vont s’ajouter au fil des mois.
Ce type de démarche illustre bien comment naît une collection cohérente : on part d’une matière, d’une forme ou d’un détail fort, puis on le décline sans le dénaturer. Concrètement, ANGLE repose sur une idée simple mais très lisible, ce qui aide beaucoup une collection à être mémorable. Si tu aimes les bijoux au design épuré, tu comprends tout de suite la promesse : des lignes nettes, une identité forte et des pièces faciles à porter au quotidien.
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Ce qu’il faut retenir avant d’acheter ou de suivre une marque comme Camillette Bijoux
Si tu aimes acheter local, ce genre de marque t’offre plus qu’un produit : tu soutiens une créatrice, une démarche et un univers. Dans la majorité des cas, ce qui fait la différence, ce n’est pas seulement le bijou lui-même, mais la cohérence entre la personne qui le crée, les matériaux choisis et la façon dont la collection est pensée. C’est précisément ce qui donne de la valeur à une pièce artisanale.
- Une marque artisanale raconte souvent un vrai parcours, pas juste une tendance.
- Une collection annuelle peut être un choix stratégique, pas une limite.
- Les matériaux choisis influencent autant le style que la perception de qualité.
- Les commandes spéciales fonctionnent mieux quand elles respectent l’univers de la créatrice.
- Un design simple peut être très fort s’il repose sur une idée claire.
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Par Mary Lynn Kimberly Kiley
Élodie Dugat
Crédit photo de couverture: Camillette Bjoux
FAQ
Peux-tu me parler du lancement de ton entreprise?
J’ai officiellement lancé Camillette Bijoux il y a un peu plus d’un an et demi. J’ai fait ce saut après avoir longtemps eu l’idée de créer ma propre marque de bijoux. Ce lancement est né d’un mélange entre créativité, envie de changement et expérience professionnelle déjà bien installée.
Quel est ton background (études, expertise)?
J’ai étudié le design industriel à l’Université de Montréal, puis j’ai complété une maîtrise en développement durable à l’université de Lund en Suède. C’est aussi en Suisse que j’ai découvert la joaillerie pendant un échange scolaire. Ce parcours croise création, technique et valeurs environnementales.
Fais-tu plusieurs collections par année?
Non, je me limite à une collection par année. Ce choix vient surtout du temps et des ressources que demande chaque lancement. Une collection ne se résume pas à la création : il faut aussi gérer les photos, la mise en ligne, le marketing et la production.
Quels sont les défis que tu rencontres au quotidien?
Le principal défi, c’est de tout gérer en même temps. Je porte plusieurs chapeaux à la fois, de la comptabilité au marketing, en passant par la création visuelle. Comme beaucoup de petites entreprises, l’enjeu est de rester efficace sans s’épuiser.
Quels matériaux utilises-tu?
J’utilise surtout l’argent sterling, que je combine avec du laiton et du bronze. J’aime les contrastes entre les matières et les couleurs. À terme, j’aimerais aussi explorer l’or et les pierres précieuses.
