from-italy.com
Blog

Parfumée de citrons dorés

Je la sens glisser vers moi Elle me guette

Ma présence lui fut si facile à déceler

Se glissant à travers l’herbe menue
Sa fraîcheur s’abandonne sous mes pieds

Au beau milieu de l’efflorescence des champs Elle se harponne à mon épiderme

S’y agrippant, me submergeant.

Sinueusement le long de mon dos nu Sur la nuque de mes bonheurs heureux

S’enlacent à la longitude de mes bras

Elle froisse ma peau comme l’on froisserait des feuilles de soie Frêles et volatiles

Silencieuses sentinelles des présents emmaillotés.

Éprise d’une englobante étreinte
Elle s’y enivre graduellement

Se départissant du givre de ses glaçures S’abandonnant à une dissolution prismatique

Se métamorphosant sous la légèreté des voilages tissés

Ces pâles roses Ce plafond azur

Elle s’abandonne à tous

La sombre saison pleure rose sous l’équinoxe céleste du vernal Se mourant sans être pleurée

Disparaissant au cœur de ses oreilles au gré des soupirs caniculaires

Défibrillation d’une nature en mourance
Réanimation d’une saison perdue

J’ai senti ses étoffes se mêler au vent S’entrelacer au son des mouches à miel

Se déployer sous l’apparition des migrateurs atmosphériques

Elle s’y réinvente S’y meurt et s’y renait

Elle est tout à la fois sans n’être quoi que ce soit.

La bulbeuse éclosion des longues journées L’apparition saturée des chauds camaïeux d’été

S’affublant de l’innocence des matins légers

Étendue au beau milieu de l’efflorescence des champs L’horizon peint de jaune Ornementé de parures dorées

S’est parfumé d’effluves citronnés

Tout coexiste rien ne se questionne
Nous n’apprécions plus le simple

Le vent s’y fait secrètement bruyant Pour qui saura l’écouter susurrer

La tourmente des soirées d’été

Si l’on s’arrêtait pour apprécier ses carnations
Si l’on pouvait apercevoir la blanchâtre rosée sous son passage

Doucereusement, paisiblement, imperceptiblement
Elle se recrée

Je dépose un baiser sur son front Tiède et humide

Je n’aurai le temps de l’embrasser qu’elle se serra déjà envolée

D’un bouquet son départ se sera préalablement paré.

Source photo de couverture

Autres articles

L'écriture : une thérapie

adrien

minceur

adrien

Désirables ou une sexu toute en beauté

adrien

authenticité

adrien

Aimer fort

adrien

L'hiver et ses chialeux!

adrien