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Y a de ces amitiés qui ne meurent jamais

Et pourtant… la nôtre aurait pu mourir mille fois. Elle aurait pu ne jamais naître non plus.

Mais y a de ces amitiés qui ne meurent jamais. Des amitiés qui bravent la distance, parce que même au bout du monde, on pense à l’autre avec amour. On sait qu’à l’autre bout, quelqu’un nous veut du bien. On n’a pas besoin de le dire, on le sent, c’est tout.

Des fois, j’ai l’impression que la nôtre est comme un feu qui a trouvé le bon équilibre pour toujours fournir de l’énergie. On aura mis du temps, mais au fond, c’est aussi ça l’amitié : du temps.

On est parties avec des braises, des braises qui ont mis des mois à allumer. Et puis le feu est parti, il a brûlé fort, il a emporté avec lui tout ce qui était autour, et il s’est calmé un peu, jusqu’à ce qu’il ne reste que quelques braises. Mais les braises ne se sont jamais éteintes. Et, un jour, c’est reparti. Moins intensément, mais de façon beaucoup plus constante. Et c’est là qu’on en est. Le feu brûle toujours.

Notre histoire est commune. Des amies qui s’éloignent et qui se retrouvent. Des amies qui ne cherchent pas à accuser l’autre de la distance qui, à moment donné, les a séparées (je t’en ferai un texte, si tu veux, mais je pense qu’on a dû ruminer mille fois sur le sujet ? ). Des amies qui ont repris où elles s’étaient laissées et qui, au contraire, apprécient de se redécouvrir en tant qu’adultes.

Mais je comprends aujourd’hui que la distance a aussi apporté du positif. T’as raison. Y a de grands avantages et de bons côtés à devenir des adultes.  On garde ce côté givré, en étant aussi capables de se parler de nos vies, de nos remises en question, de nos désirs, de nos rêves. C’est ça qui me reste en tête aujourd’hui. Et ce qui me touche le plus est qu’en te (re)découvrant, je remarque qu’au final, on se ressemble plus que ce que j’imaginais. C’est pour ça que je ne changerais rien.

Je ne changerais rien parce que notre histoire nous a emmenées à une plus grande ouverture et à une meilleure compréhension l’une de l’autre. Et ça devait sûrement passer par une meilleure compréhension de nos propres personnes. Le chemin qu’on a pris nous aura menées à bon port. Bon port en tant qu’amies. Bon port en tant que femmes.

Pour le reste, je nous souhaite de continuer notre chemin pendant encore longtemps. Pour que notre amitié ne meure jamais et que le feu reste constant. Après tout, il est bon de pouvoir t’appeler « mon amie ».

Source photo de couverture

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